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Le FMI épingle l’Asie sur les régimes de change
 
· Ces pays, particulièrement la Chine, doivent les rendre plus flexibles

Le Fonds monétaire international (FMI) a de nouveau appelé, le 8 juin, les économies asiatiques, la Chine en particulier, à réévaluer leurs monnaies en les laissant évoluer avec plus de souplesse par rapport au dollar.
«Il est nécessaire pour les économies d’Asie de s’adapter à un régime de change plus flexible, dans leur propre intérêt», a déclaré son directeur général Rodrigo Rato lors d’une conférence de presse à Francfort, en citant nommément la Chine en particulier.
Toutefois, à l’image du président de la Réserve fédérale américaine (Fed, Alan Greenspan), qui s’était exprimé sur ce point la veille, il a estimé qu’il ne fallait pas attendre d’un tel assouplissement de profonds changements économiques immédiats.
«Il ne faut pas croire qu’une correction du taux de change aura un impact important en termes de croissance et d’épargne» dans le monde, a-t-il dit.
Le yuan est lié depuis la crise financière asiatique de 1997 au billet vert par un taux de change quasi fixe que les principaux partenaires commerciaux de la Chine, notamment les Etats-Unis, jugent désormais trop avantageux pour les exportateurs chinois.
Le déficit commercial des Etats-Unis a enfoncé un nouveau record à 617 milliards de dollars en 2004. A elle seule, la Chine a représenté plus du quart du déficit à 162 milliards de dollars.
Selon, Rodrigo Rato, directeur général du FMI, l’Europe et le Japon, pour leur part, doivent mettre en oeuvre des réformes structurelles pour apporter «un stimulus» à la croissance mondiale, qui dépend quasi exclusivement des Etats-Unis et de la Chine, a-t-il répété.

Synthèse L’Economiste
 
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