· Jusqu'au 10 mars, le CRI a instruit 251 demandes de certificats négatifs
Le rapport des premiers mois d'activité du centre régional d'investissement (CRI) de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra est établi. Depuis le démarrage de l'entité en novembre 2002, au 10 mars dernier, l'établissement a instruit 251 demandes de certificats négatifs, dont 167 ont été acceptés et 127 retirés. L'entité a également traité au cours de la même période 18 dossiers de création d'entreprises. Quatre d'entre eux concernent des personnes physiques, les quatorze autres visent la naissance de personnes morales. C'est la SNC qui caracole en tête avec 9 intentions de création, les cinq autres sont des SARL. Selon Ech-Echarki Ritab, directeur du CRI, la répartition des intentions de création d'entreprises par secteur d'activité reflète la prédominance du secteur de la pêche et ses filières annexes, activité économique-phare de la région. L'industrie de congélation attire ainsi la plupart des investisseurs, ajoute le représentant de l'établissement. A noter que ce domaine abrite actuellement une quinzaine d'unités et emploie 1.200 personnes. A cause d'un problème de commercialisation du poulpe, il connaît en ce moment des difficultés. Outre le volet des demandes de création d'entreprises, l'une des principales missions du CRI, l'entité a également instruit au cours de la même période dix-huit projets d'investissement. Selon le responsable du CRI, 90% d'entre eux concernent le secteur de la pêche. Ils généreront 1.450 emplois. Une aubaine pour la région qui souffre d'un taux de chômage de 25%. A noter que trois des projets traités sont supérieurs à 200 millions de DH. Parmi les quinze autres projets inférieurs respectivement à 200 millions figure l'implantation d'une minoterie. Un investissement de 30 millions de DH qui va générer 150 emplois. Une cinquantaine seront créés par un autre investissement qui vise l'aménagement d'une unité de gaz, une opération estimée à 10 millions de DH. Parallèlement, l'entité accompagne également le programme Sakia El Hamra, une opération d'aménagement de six villages de pêcheurs qui va toucher 6.000 marins et générer 1.000 micro-entreprises (voir article dans le même dossier).
Zones industrielles
Pour le directeur du CRI, les investissements dans la région pourraient être plus nombreux, si entre autres la situation de la zone industrielle de la municipalité d'El Marsa était débloquée. Valorisée à peine à 12%, ce site de 200 ha, qui fait l'objet de spéculations depuis 2001, décourage plus d'un investisseur potentiel, souvent aiguillonné vers Tarfaya. Une manière de préserver l'investissement toujours au profit de la région. Le cas de la zone industrielle d'El Marsa sur lequel se penchent actuellement les autorités locales, risque de freiner un autre projet de zone industrielle envisagé à Laâyoune par l'Erac Sud. Une étude de faisabilité est aujourd'hui en cours. Toutefois, le projet ne pourra se faire sans une subvention. Ceci afin de rendre le prix du terrain accessible.
M. A.
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