· Une étude est en cours pour l'exploitation du site balnéaire de Foum El Oued · La création d'un CRT est à l'ordre du jour
· Une campagne promotionnelle est envisagée par l'ONMT
Malgré diverses potentialités touristiques, de longues étendues atlantiques, des plateaux désertiques, d'admirables dunes de sable qui se déplacent et des sabkhats (dépression de lacs salés), la région de Laâyoune reste méconnue. Peu de touristes étrangers et même nationaux la visitent. En 2002, la destination a enregistré 35.658 arrivées et 58.086 nuitées. Le taux d'occupation pour sa part était au cours de la même période de 62% mais ce n'est que grâce à la présence de la Minurso à Laâyoune, explique El Mana Khaloufi, délégué du Tourisme à Laâyoune. Car le produit du désert, bien qu'il réponde aux attentes de nombreux touristes, est pratiquement absent de l'offre actuelle. En fait, le tourisme dans les provinces du sud est encore embryonnaire. Mais les autorités locales sont déterminées à renverser la tendance et à promouvoir la région. Car le secteur touristique peut être également un autre axe de développement de la région et une source d'emplois, dans la mesure où les potentialités environnementales et culturelles de la région sont préservées et mises en avant. Pour ce faire, est envisagée l'exploitation du site balnéaire de Foum El Oued: une zone de 325 ha équipée en hors site et d'une capacité de 45 grandes unités touristiques. Pour le moment, une étude est en cours et selon Mohamed Adib Alaoui, deux investisseurs sont intéressés. Reste que si le développement touristique de la région passe par l'aménagement d'infrastructures, -la ville offre pour le moment près 1.500 lits à travers 10 hôtels-, il est nécessaire d'accompagner ce secteur par d'autres mesures. Les investisseurs sont souvent confrontés aux problèmes d'accès difficiles et à l'absence d'infrastructures dans d'autres sites sauvages. D'un autre côté, le produit nécessite une vision globale et intégrée et gagnerait à être promu à travers des campagnes publicitaires, quasi absentes aujourd'hui. Pour remédier à cela, selon El Mana Khaloufi, l'ONMT a programmé une campagne publicitaire. Par ailleurs, pour organiser la profession, la création d'un CRT est envisagée. Reste à trouver une solution pour la desserte aérienne. Celle-ci est insuffisante jusqu'à présent, bien que la ville dispose d'un aéroport international capable de recevoir toutes sortes d'avions. D'un autre côté, le prix du voyage est encore trop cher pour encourager les nationaux à visiter nos provinces du sud. Le tourisme international de son côté est surtout représenté par les voyageurs qui descendent la côte en camping-car, pour traverser le pays en direction de la Mauritanie ou l'Afrique noire. A ceux-ci s'ajoutent les touristes de croisière en provenance des îles Canaries. Le reste des mouvements enfin est constitué par des chasseurs, des pêcheurs sous-marins, les hommes d'affaires ou les représentants de l'administration en tournée dans le sud.
Chant de dunes
Incroyable mais vrai! Selon Khaloufi El Mana, des chercheurs de l'université Ibnou Zohr d'Agadir ont découvert dernièrement des mégadunes qui “chantent” au nord de Tarfaya. Un phénomène qui existe déjà en Namibie et en Arabie saoudite, et qui se déclare sous la forme d'un écho géant lorsque la dune est chauffée par le soleil. Une découverte, selon le délégué de l'ONMT, qui pourrait être exploitée à des fins touristiques. Mais ce n'est pas le seul atout de la région de Laâyoune. Toujours du côté de Tarfaya, des endroits inédits sont notamment à visiter. Il s'agit entre autres de la lagune de Naïla, véritable réserve écologique et le plus grand espace lagunaire sur l'Atlantique marocain où transitent diverses espèces d'oiseaux.
M.A.
|