· Déjà 1.450 logements achevés et 1.550 en cours de construction, le reste sera bientôt lancé
· C'est l'Erac-sud qui pilote ce programme pour le compte de l'Habitat
L'immobilier ne cesse de croître dans la ville de Laâyoune. Alors que la cité n'était qu'une simple plate-bande de constructions sur la rive gauche de oued Sakia El Hamra, ne dépassant pas 50 ha, elle est devenue une véritable métropole régionale en l'espace de deux décennies. Aujourd'hui, elle ne présente pas de déficit en logements. Les besoins en logements et demandes en lots sont largement couverts, notamment par les opérations en cours de viabilisation ou de construction. Selon Ahmed Mansir, directeur de l'Erac-sud, plus de 4.500 logements et 2.144 lots sont programmés dans la ville. Une opération réalisée par l'Erac-sud en tant que maître d'ouvrage délégué pour le compte du département de l'Habitat. Déjà 1.450 logements sont achevés, 1.550 sont en cours de construction pour être fin prêts en juin prochain et 1.500 seront lancés le mois prochain. A ceci s'ajoute la viabilisation de 2.144 lots, précise Ahmed Mansir. Selon lui, l'investissement global est de 495 millions de DH. Ces projets s'inscrivent dans le cadre du programme El Aouda et El Wahda. Des projets envisagés à la suite des engagements pris par le gouvernement pour la réalisation de 20.000 unités d'habitat dans les provinces du sud, précise Essaid Laïmani, directeur régional de l'Habitat. Selon les données dont dispose cet établissement, Laâyoune abrite deux types d'habitat insalubre: des bidonvilles au nombre de 16 noyaux et des campements Al Wahda (l'unité). Ces derniers sont constitués d'une population à très faible revenu, qui vivait initialement sous les tentes. Le nombre de ménages habitant ces campements seraient de quelque 10.686, d'après les recensements réalisés en 2001. Leur relogement est, selon les représentants de l'Habitat, prioritaire et devrait être finalisé avant fin 2004. Le recasement des bidonvillois est également prévu. Il s'inscrit dans le cadre du plan d'action de résorption de l'habitat insalubre (Parhi), qui de décennal devient quinquennal et impliquera au niveau de chaque région les collectivités locales. Le nombre de ménages ciblés à Laâyoune par le projet est 788 dont 154 en milieu rural. Du côté de Boujdour, au niveau des bidonvilles ce sont 1.510 ménages qui ont été enregistrés. Parmi ce nombre, 1.360 familles résidant dans les villages de pêcheurs. Les 150 autres sont en milieu urbain.
Un parc de plus de 26.000 logements
En dehors des opérations de lotissements en cours de viabilisation, la superficie nette occupée par l'habitat est de 500 ha environ aujourd'hui à Laâyoune. Le schéma directeur de l'aménagement urbain (SDAU) de Laâyoune fait état d'un parc de 26.000 logements. En matière d'équipement, l'Etat a consenti des efforts importants depuis la récupération des provinces du sud. La ville n'a rien à envier aux autres villes du Royaume. Elle dispose de moyens tant au niveau de la communication, transport, santé, éducation, infrastructure.
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