L'Edito

Appel

Par | Edition N°:893 Le 13/11/2000 | Partager

Aujourd'hui commence la Semaine de la Qualité. Le Ministère du Commerce et de l'Industrie, l'association UMAQ, les Chambres de Commerce, quel-ques entreprises petites et grandes se sont attachés à lui octroyer une importance plus grande que par le passé.L'enjeu est de taille. L'instauration de systèmes de qualité a un double impact: sur le compte d'exploitation et sur la politique commerciale. Inutile de faire un dessin, le résultat de ces démarches est immédiat sur le compte d'exploitation et, qui plus est, palpable en bon argent.Il y en a un autre plus lourd, qui implique l'ensemble de la société marocaine. Il est significatif que le langage courant mélange la démarche qualité de l'entreprise, voire même les normalisations et certifications, avec la qualité tout court. Ce mélange est le signe d'une aspiration générale. Celle-ci repose sur un constat quotidien: par rapport à ce qui se fait autour du Maroc, nous ne sommes pas à niveau. Produit mal fini, présentation négligée, comportement incivil, service mal rendu... Qui n'a jamais eu honte de voir le nom Maroc associé à tout cela? Certes, ce n'est pas cela que vise la Semaine de la Qualité, mais cette situation est une blessure ouverte qui fait mal. Et qui fera de plus en plus mal: quand les autres pays avancent, élèvent leur niveau d'auto-exigences, le Maroc stagne, voire retourne à ses mauvaises habitudes. Les entreprises marocaines qui suivent l'évolution mondiale sont pénalisées par leur environnement sanitaire, commercial et technique. Or, la réussite humaine et commerciale de ces entreprises est fondamentale pour le Maroc. Puisque c'est la Semaine de la Qualité, que chacun pour ce dont il est responsable, y compris dans sa vie privée, participe à élever le niveau général du pays. Nadia SALAH

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